Le vélo, chez moi, ce n'est pas une passion arrivée avec la compétition. C'est une histoire qui a commencé bien avant.
J'ai grandi à Aveiro, au Portugal. Mes parents tenaient deux restaurants éloignés l'un de l'autre et, pour leur donner un coup de main, je passais déjà mes journées à faire des kilomètres à vélo entre les deux. J'allais aussi à l'école à vélo.
À cette époque, je ne parlais ni d'entraînement, ni de watts, ni de performance. Je roulais simplement parce que le vélo faisait partie de ma vie.
La compétition est arrivée beaucoup plus tard, vers 2010, avec mon premier Specialized S-Works à patins, un vélo que je garde encore précieusement aujourd'hui dans ma pain cave.
Avec lui est née une autre passion : comprendre l'effort, progresser, repousser mes limites et découvrir jusqu'où le corps et la tête peuvent nous emmener.
Mais ce que j'aime peut-être encore davantage que la compétition, ce sont les longues journées sur le vélo et l'aventure.
Celles où l'on part tôt le matin sans vraiment savoir dans quel état on terminera. Les cols qui s'enchaînent, les kilomètres qui défilent, la météo qui change, la fatigue qui s'installe… et malgré tout, cette envie de continuer pour découvrir ce qu'il y a derrière le prochain col.
Cette passion m'a emmené loin.
J'ai traversé les Alpes par la Route des Grandes Alpes, enchaînant certains des plus beaux cols alpins. J'ai parcouru le Portugal du nord au sud, une traversée verticale de mon pays qui avait forcément une saveur particulière puisque c'est là que tout avait commencé. J'ai aussi réalisé la Diagonale de Suisse en 24 heures, traversant le pays d'une frontière à l'autre en une seule journée.
Des centaines de kilomètres, parfois énormément de dénivelé, de longues heures en selle et forcément des moments difficiles.
Mais c'est justement ce que j'aime dans ces aventures.
Elles m'ont appris que le vélo n'est pas seulement une histoire de jambes. C'est une histoire de patience, d'endurance, de caractère et de liberté. Il y a toujours un moment où l'on se demande pourquoi on est parti. Puis arrive un sommet, un lever de soleil, une route magnifique ou simplement un ami qui roule à côté de vous… et la réponse devient évidente.
Puis, quelqu'un m'a un jour entraîné vers un univers que je connaissais encore peu.
Le triathlon. Merci Stefano.
J'ai véritablement pris goût à cette discipline en 2024.
Au départ, c'était simplement un nouveau défi. Une nouvelle façon de sortir de ma zone de confort. Il fallait apprendre à enchaîner trois disciplines, accepter de redevenir débutant dans certaines d'entre elles, comprendre une nouvelle manière de s'entraîner et repousser encore un peu plus mes limites.
Et puis quelque chose s'est passé.
Les entraînements sont devenus plus sérieux. Les distances plus longues. Les objectifs plus ambitieux.
Le triathlon est progressivement devenu ma discipline de prédilection, avec une affection particulière pour le longue distance et l'Ironman.
Des Mondiaux Ironman 70.3 à Nice à l'Ironman Emilia-Romagna, j'y retrouve beaucoup de ce que j'aime depuis toujours : les longues heures d'effort, la préparation, l'endurance, le dépassement de soi et cette bataille permanente contre ses propres limites.
Mais si le triathlon est aujourd'hui ma discipline de prédilection, mon sport restera toujours le vélo.
Parce que c'est là que tout a commencé.
C'est sur un vélo que je me sens le plus libre.
Et quelle que soit la ligne d'arrivée que je poursuivrai demain, il y aura toujours quelque part derrière elle le gamin d'Aveiro qui enfourchait son vélo simplement pour aller un peu plus loin.
Au fil des années, j'ai participé à des épreuves qui me faisaient rêver : l'Étape du Tour, Liège–Bastogne–Liège, des épreuves gravel, des Ironman et les Championnats du monde 70.3.
En 2025, j'ai également obtenu mon diplôme de Guide Swiss Cycling – Road.
Une suite assez naturelle finalement : après toutes ces années à rouler, voyager, traverser des pays, gravir des cols et participer à des compétitions, j'avais envie de transmettre cette passion et de la partager autrement.
Car le vélo n'a jamais été pour moi une aventure solitaire.
J'ai toujours aimé embarquer mes amis dans mes idées, parfois raisonnables, parfois beaucoup moins. J'ai créé le club cycliste de mon entreprise, organisé des sorties et partagé des kilomètres avec des personnes de tous niveaux.
Et avec le temps, j'ai compris que certains de mes meilleurs souvenirs à vélo n'avaient finalement rien à voir avec un chrono, une puissance moyenne ou une place au classement.
Ce sont les personnes avec lesquelles j'ai partagé la route.
Aujourd'hui, j'ai envie d'écrire un nouveau chapitre de cette histoire en créant une véritable communauté cycliste sur la Riviera.
Une communauté où l'on vient d'abord pour le plaisir de rouler ensemble.
Une communauté où un débutant peut prendre la roue d'un cycliste expérimenté, apprendre et progresser sans avoir peur de ne pas avoir le niveau.
Une communauté où l'on peut partir pour une sortie tranquille entre les vignes et le Léman… mais aussi rêver ensemble d'un grand col, d'une journée de 200 kilomètres, d'une traversée des Alpes ou d'une aventure que l'on pensait impossible quelques mois auparavant.
Parce qu'entre le Léman, les vignes et les montagnes, nous avons devant nous un terrain de jeu extraordinaire.
Le vélo m'a appris qu'on peut aller beaucoup plus loin qu'on ne l'imagine.
Mais après toutes ces années et tous ces kilomètres, il m'a surtout appris une chose :
les plus belles routes sont celles que l'on partage.
Leo, fondateur
Cycling, for me, isn't a passion that came with competition. It's a story that began long before.
I grew up in Aveiro, Portugal. My parents ran two restaurants far apart from each other, and to lend them a hand I already spent my days riding kilometres back and forth between the two. I went to school by bike too.
Back then, I didn't talk about training, watts or performance. I simply rode because cycling was part of my life.
Competition came much later, around 2010, with my first rim-brake Specialized S-Works, a bike I still keep preciously today in my pain cave.
With it came another passion: understanding effort, improving, pushing my limits and discovering just how far body and mind can take us.
But what I love perhaps even more than competition are the long days on the bike and the adventure.
The ones where you set off early without really knowing what state you'll finish in. The passes stacking up, the kilometres rolling by, the weather turning, the fatigue setting in… and through it all, that urge to keep going to discover what lies beyond the next col.
This passion has taken me far.
I crossed the Alps along the Route des Grandes Alpes, linking some of the most beautiful Alpine passes. I rode Portugal from north to south, a vertical crossing of my country that inevitably had a special flavour, since that's where it all began. I also completed the Diagonale de Suisse in 24 hours, crossing the country from one border to the other in a single day.
Hundreds of kilometres, sometimes huge elevation gain, long hours in the saddle and, inevitably, hard moments.
But that's exactly what I love about these adventures.
They taught me that cycling isn't only a matter of legs. It's a matter of patience, endurance, character and freedom. There's always a moment when you wonder why you set off. Then comes a summit, a sunrise, a magnificent road or simply a friend riding beside you… and the answer becomes obvious.
Then, someone one day drew me into a world I still barely knew.
Triathlon. Thank you, Stefano.
I truly caught the bug for it in 2024.
At first, it was just a new challenge. A new way to step out of my comfort zone: learning to link three disciplines, accepting to become a beginner again, understanding a new way to train and pushing my limits a little further still.
And then something happened.
The training got more serious. The distances longer. The goals more ambitious.
Triathlon gradually became my discipline of choice, with a particular love for long distance and the Ironman.
From the Ironman 70.3 World Championship in Nice to Ironman Emilia-Romagna, I find in it much of what I've always loved: the long hours of effort, the preparation, the endurance, pushing past yourself and that constant battle against your own limits.
But while triathlon is my discipline of choice today, my sport will always be cycling.
Because that's where it all began.
It's on a bike that I feel most free.
And whatever finish line I chase tomorrow, somewhere behind it there will always be the kid from Aveiro who hopped on his bike simply to go a little further.
Over the years, I've taken part in events that made me dream: the Étape du Tour, Liège–Bastogne–Liège, gravel races, Ironmans and the 70.3 World Championship.
In 2025, I also earned my Guide Swiss Cycling – Road diploma.
A fairly natural next step, really: after all these years riding, travelling, crossing countries, climbing passes and racing, I wanted to pass on this passion and share it differently.
Because cycling has never been a solitary adventure for me.
I've always loved dragging my friends into my ideas, sometimes reasonable, sometimes far less so. I created my company's cycling club, organised rides and shared kilometres with people of all levels.
And over time, I've realised that some of my best cycling memories had nothing to do with a time, an average power or a placing.
They're the people I've shared the road with.
Today, I want to write a new chapter of this story by creating a real cycling community on the Riviera.
A community you come to first and foremost for the joy of riding together.
A community where a beginner can sit on the wheel of an experienced rider, learn and progress without being afraid of not being good enough.
A community where you can head out for an easy ride between the vineyards and Lake Geneva… but also dream together of a great col, a 200-kilometre day, a crossing of the Alps or an adventure you thought impossible a few months earlier.
Because between Lake Geneva, the vineyards and the mountains, we have an extraordinary playground right in front of us.
Cycling has taught me that you can go much further than you imagine.
But after all these years and all these kilometres, above all it has taught me one thing:
the most beautiful roads are the ones you share.
Leo, founder
Para mim, o ciclismo não é uma paixão que chegou com a competição. É uma história que começou muito antes.
Cresci em Aveiro, em Portugal. Os meus pais tinham dois restaurantes afastados um do outro e, para lhes dar uma ajuda, eu já passava os dias a fazer quilómetros de bicicleta entre os dois. Também ia para a escola de bicicleta.
Nessa altura, não falava de treino, de watts nem de desempenho. Pedalava simplesmente porque a bicicleta fazia parte da minha vida.
A competição chegou muito mais tarde, por volta de 2010, com a minha primeira Specialized S-Works de travões de aro, uma bicicleta que ainda guardo com carinho na minha pain cave.
Com ela nasceu outra paixão: perceber o esforço, evoluir, ir mais além dos meus limites e descobrir até onde o corpo e a cabeça nos podem levar.
Mas o que talvez goste ainda mais do que da competição são os dias longos em cima da bicicleta e a aventura.
Aqueles em que se parte de manhã cedo sem saber bem em que estado se vai chegar. As subidas que se encadeiam, os quilómetros que passam, o tempo que muda, o cansaço que se instala… e apesar de tudo, aquela vontade de continuar para descobrir o que há depois da próxima subida.
Esta paixão levou-me longe.
Atravessei os Alpes pela Route des Grandes Alpes, encadeando alguns dos passos alpinos mais bonitos. Percorri Portugal de norte a sul, uma travessia vertical do meu país que teve forçosamente um sabor especial, porque foi lá que tudo começou. Fiz também a Diagonale de Suisse em 24 horas, atravessando o país de uma fronteira à outra num só dia.
Centenas de quilómetros, por vezes muito desnível, longas horas em cima da bicicleta e, claro, momentos difíceis.
Mas é precisamente isso que adoro nestas aventuras.
Ensinaram-me que o ciclismo não é só uma questão de pernas. É uma questão de paciência, resistência, carácter e liberdade. Há sempre um momento em que nos perguntamos porque é que partimos. Depois chega um cume, um nascer do sol, uma estrada magnífica ou simplesmente um amigo a pedalar ao nosso lado… e a resposta torna-se óbvia.
Depois, um dia, alguém arrastou-me para um universo que eu ainda mal conhecia.
O triatlo. Obrigado, Stefano.
Só me apaixonei a sério por esta modalidade em 2024.
Ao início, era apenas um novo desafio. Uma nova forma de sair da zona de conforto. Era preciso aprender a encadear três disciplinas, aceitar voltar a ser principiante em algumas delas, perceber uma nova maneira de treinar e levar os meus limites ainda um pouco mais longe.
E depois aconteceu uma coisa.
Os treinos ficaram mais sérios. As distâncias mais longas. Os objetivos mais ambiciosos.
O triatlo tornou-se aos poucos a minha modalidade de eleição, com um carinho especial pela longa distância e pelo Ironman.
Dos Mundiais de Ironman 70.3 em Nice ao Ironman Emilia-Romagna, encontro lá muito daquilo de que gosto desde sempre: as longas horas de esforço, a preparação, a resistência, a superação e essa batalha permanente contra os próprios limites.
Mas se o triatlo é hoje a minha modalidade de eleição, o meu desporto será sempre o ciclismo.
Porque foi aí que tudo começou.
É em cima de uma bicicleta que me sinto mais livre.
E seja qual for a meta que eu persiga amanhã, haverá sempre algures por trás dela o miúdo de Aveiro que montava na bicicleta só para ir um bocadinho mais longe.
Ao longo dos anos, participei em provas que me faziam sonhar: a Étape du Tour, a Liège–Bastogne–Liège, provas de gravel, Ironmans e os Campeonatos do Mundo de 70.3.
Em 2025, tirei também o diploma de Guide Swiss Cycling – Road.
Uma sequência bastante natural, no fundo: depois de todos estes anos a pedalar, a viajar, a atravessar países, a subir passos e a competir, tinha vontade de transmitir esta paixão e de a partilhar de outra forma.
Porque o ciclismo nunca foi para mim uma aventura solitária.
Sempre gostei de arrastar os meus amigos para as minhas ideias, umas vezes razoáveis, outras muito menos. Criei o clube de ciclismo da minha empresa, organizei saídas e partilhei quilómetros com pessoas de todos os níveis.
E com o tempo, percebi que algumas das minhas melhores memórias de bicicleta não tinham afinal nada a ver com um tempo, uma potência média ou um lugar na classificação.
São as pessoas com quem partilhei a estrada.
Hoje, tenho vontade de escrever um novo capítulo desta história, criando uma verdadeira comunidade de ciclismo na Riviera.
Uma comunidade onde se vem primeiro pelo prazer de pedalar juntos.
Uma comunidade onde um principiante pode ir na roda de um ciclista experiente, aprender e evoluir sem medo de não ter nível.
Uma comunidade onde se pode sair para uma saída tranquila entre as vinhas e o Lago Léman… mas também sonhar juntos com uma grande subida, um dia de 200 quilómetros, uma travessia dos Alpes ou uma aventura que há uns meses parecia impossível.
Porque entre o Léman, as vinhas e as montanhas, temos à nossa frente um terreno de jogo extraordinário.
A bicicleta ensinou-me que se pode ir muito mais longe do que imaginamos.
Mas depois de todos estes anos e de todos estes quilómetros, ensinou-me sobretudo uma coisa:
as estradas mais bonitas são as que se partilham.
Leo, fundador
Guide certifié · Road · 2025





















